Jeune Fille au portrait

Vous pourrez suivre dans ce nouvel article l’évolution de la copie de la « Jeune fille au portrait » du peintre Claude-Marie Dubufe.

Ce dessin préparatoire a été exécuté au crayon aquarellable, puis repris en terre de Cassel diluée  à l’essence de térébenthine rectifiée. Bien que du XIXe siècle,  le tableau sera exécuté dans la technique mixte alternée des XVe, XVIe et XVIIe siècles,  très supérieure à toutes les techniques des siècles suivants, qui offre au peintre à elle seule tous les moyens d’expression possibles, de l’opacité à la transparence, de la matité à la brillance, de la finesse à l’empâtement, avec un raccourcissement très intéressant du procédé grâce à la présence de l’émulsion dans l’huile.

L’oeuvre originale, visible au Musée des Arts Décoratifs,  a récemment fait partie de l’exposition « Paris Romantique » au Petit Palais.

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Les Villas à Bordighera

La copie du tableau de Claude Monet,  « Les Villas à Bordighera »,  est terminée et vendue. Vous pouvez suivre dans cet article les étapes de sa réalisation.

L’esquisse a été dessinée sur une toile de lin calandré en grains moyens serré, qualité professionnelle, en jus de terre d’ombre à l’essence sur un dessin préparatoire au crayon aquarellable.

La copie a été exécutée dans la technique mixte alternée des XVe, XVIe et XVIIe siècle,  qui consiste à superposer sur une couche grasse d’huile et de résine encore fraiche une couche maigre à l’émulsion. Il est en effet aussi possible de rendre grâce à l’émulsion dans l’huile, si riche de possibilités,  la matière maigre et peu huileuse des Impressionnistes.

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Composition d’un tableau

  • Cette composition géométrique a été réalisée pour la commande d’une création inspirée des scènes de singeries de Christophe Huet, du Château de Chantilly et de l’hôtel de Rohan-Strasbourg à Paris.

La composition est la charpente autour de laquelle s’organisera ensuite le tableau. Il est possible de retrouver les grands procédés de la composition des oeuvres, du Moyen Age aux artistes du XXe siècle, dans l’ouvrage passionnant de Charles Bouleau, « Charpentes, la géométrie secrète des peintres ».

Le support est une commande sur mesure, d’un panneau de peuplier sur châssis de forme de 60 x 70 cm. L’évolution du tableau fera l’objet d’un autre article.

 

La Dentellière

Vous pouvez suivre dans cet article l’évolution de la copie de « La Dentellière » de Johannes Vermeer, dont l’original est visible au Musée du Louvre.

Le tableau est réalisé sur un panneau de peuplier sur châssis plat, de chez Marin Beaux-Arts, dans  les couleurs Old Holland. Le panneau est préparé de façon traditionnelle,  de plusieurs couches d’encollage à la colle de peau de lapin, comprenant le marouflage d’une toile très fine de lin, suivies de plusieurs couches d’enduit à la colle de peau de lapin et blanc de Meudon. Le dessin préparatoire est exécuté en dégradés de terre d’ombre à l’émulsion. L’ensemble du tableau sera  repris en technique mixte alternée, qui consiste à superposer sur une couche grasse d’huile et de résine encore fraiche une couche maigre à l’émulsion. Cette technique complexe qui rapproche deux contraires et rend l’huile plus maigre et la tempera plus grasse, est exposée dans l’extraordinaire livre de Patrice de Pracontal « Lumière, matière et pigment ».

Si vous êtes de passage au Palais des Beaux-Arts de Lille un samedi, vous pourrez y rencontrer la copiste devant  » Sainte Marie Madeleine en extase  »  de Rubens.

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